Je veux être parisienne
mixing-up :
Quand je pense à mon avenir plus ou moins proche, je m’imagine être parisienne. Et pour moi, être parisienne, c’est ça. Et milles autres choses.
Être parisienne, c’est sauter dans un métro en 3 secondes, connaitre un bistrot planqué entre deux restaurants chinois, escalader des cages d’escaliers sans fin, ne jamais se lasser des bâtiments, aimer se planquer parmi les touristes au Louvre, toujours s’émerveiller de la vue depuis Montmartre, mettre des talons tous les jours, ne pas porter d’Abercrombie, être le fantasme de milliers de garçons de nationalités multiples.
Être parisienne, c’est manger un sandwich rosette-cornichons au moins une fois par semaine, parler avec un accent que les belges trouvent horrible-anh, connaître les raccourcis bizarres dans les stations de métro, passer son pass Navigo si vite que personne ne peut frauder derrière toi, connaitre le sens du logo RATP, boire de la Kronembourg dans un bar et trouver ça normal.
Être parisienne, c’est être la reine de l’organisation, faire ses courses au Monoprix du coin de la rue, payer ses cigarettes 1€ de plus le soir qu’en journée, c’est mélanger Flandres et Wallonie, avoir fait ses études à la Sorbonne mais ne pas savoir cuire des pâtes, aimer aller au Grec à 2h du matin, prendre un Noctilien parfois un peu au hasard, connaitre tous les arrondissements, passer devant le Moulin Rouge et ne presque plus le voir.
Être parisienne, c’est pour moi un art de vivre, une vitesse de vie qui, malgré ma lenteur au réveil, me passionne, m’attire. Un jour, un jour je serai parisienne, je mangerai une baguette par jour et j’assortirai mon béret à ma marinière, le tout en escarpins rouges, cheveux longs au vent et rouge à lèvres lumineux. Promis.